Tite-Kiwi, blonde mais pas trop !!!

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mercredi, 10 mars 2010

L'apocalypse


J'ai survécu à la fin du monde. Et oui, rien que ça.

Vous n'êtes pas sans savoir qu'il y a eu de nombreuses chutes de neige en France ces derniers jours. Je n'y ai pas échappé, bien au contraire.
Je ne suis pas très douée pour estimer une quantité, mais je dirai qu'il y avait au moins trente centimètres de neige.

Tout a commencé lundi dans la matinée. Au début il neigeottait, puis, petit à petit, les flocons grossissaient. Il a neigé sans s'arrêter une seule minute toute la journée.
Etant dans un petit coin paumé entre la mer et les montagnes, nous avons eu droit à la coupure internet, coupure de réseau de téléphone portable et coupure d'électricité. Nous avons apparemment été branchés sur le générateur de secours jusqu'à 3h du matin, dans la nuit de lundi à mardi.

Les routes étant assez dangereuses par ici à cause des virages, personne n'avait quitté le travail lundi après-midi car nous savions que personne n'allait venir remplacer.

Au final la circulation a été coupée jusqu'à hier dans l'après-midi, et encore, hier les routes étaient parfois difficilement praticable, et seulement pour aller jusqu'aux villages voisin (cerbère et banyuls), le reste étant inaccessible.

Tout le personnel du centre a donc été obligé de dormir sur place, ce qui représente énormément de monde: kinés, ergos, personnel administratif, médecins, infirmiers, aides-soignants, agents d'entretien, agents de restauration, pharmacien, stagiaires, directeur...

Bien sûr, pour arranger les choses, les lignes fixes étaient coupées et nous avions seulement une ligne d'"urgence" pour sortir de l'établissement. Beaucoup de personnes ont donc mis du temps avant d'avoir des nouvelles de leurs proches.

Mardi après-midi, la neige ayant fondu un peu, les routes étaient praticables avec les chaînes mais le directeur a refusé que le personnel soignant quitte l'établissement (réquisition). Seuls ceux qui habitaient juste à côté et qui étaient sûrs de pouvoir revenir ont eu l'autorisation.
Certains kinés et ergothérapeutes qui n'avaient pas de chaînes sont même rentrés à pied jusqu'à Banyuls (environ 1h30 de marche).

Aujourd'hui il y avait du verglas mais les routes sont redevenues quasiment entièrement praticables dans la matinée. Il faut dire qu'après avoir dégagé les voitures des accotements, ils ont pu passer saler les routes.


Ce qui m'a vraiment surprise, c'est que c'est la première fois que je me retrouve bloquée quelque part à cause de la neige. Habituellement on arrive toujours à circuler plus ou moins facilement et les chasse-neiges passent régulièrement déblayer et saler.

Dans la région très peu de chasse-neige et aucun n'est venu jusqu'au centre. On était coupés du monde. Les seules personnes que l'on ait vu lundi ce sont les pompiers qui sont passés dans la soirée, voir comment ça se passait.
Et surtout c'est très impressionnant de n'avoir aucun contact avec l'extérieur.

Pour le travail nous avons donc été obligés de nous organiser en faisant des relais de quelques heures... Certains de mes collègues avaient travaillé ce week-end en dix heures. Ils ont donc enchaîné sur le lundi matin puis la nuit de lundi à mardi en relais, un peu le mardi matin et enfin toute la matinée aujourd'hui jusqu'à ce que la relève arrive vers 12h. Autant dire qu'ils étaient lessivés. D'autant plus qu'ils n'ont pas beaucoup dormi. Une de mes collègues qui n'arrivait absolument pas à dormir au centre, a dû dormir au maximum 6h depuis le lundi matin.

En tout cas tout est bien qui finit bien mis à part que le réseau de téléphone portable est toujours hors service...

Heureusement, il paraît qu'il n'avait pas neigé autant depuis les années 80. Quand on voit la pagaille que c'est quand il neige ici, on est soulagé.
Au final, nous avons été mis en hibernation pendant deux jours seulement, ça aurait pu être pire s'il avait neigé plus d'une journée ;-)


Et comble de l'ironie, la télé ne marchant pas lundi soir, ils ont projeté un film pour nous occuper. Le film ? 2012.
Approprié n'est-ce pas ?



PS: Je préfère tout de même ma situation à celle des pauvres voyageurs coincés dans le train toute la nuit. Ca n'a pas dû être facile pour eux...

lundi, 8 mars 2010

Paris


Paris est un film réalisé en 2008 par Cédric Klapisch, réalisateur entre autres de L'auberge espagnole et des Poupées russes.


Paris.jpg


Résumé :
C'est l'histoire d'un Parisien qui est malade et qui se demande s'il va mourir. Son état lui donne un regard neuf et différent sur tous les gens qu'il croise. Le fait d'envisager la mort met soudainement en valeur la vie, la vie des autres et celle de la ville toute entière. Des maraîchers, une boulangère, une assistante sociale, un danseur, un architecte, un SDF, un prof de fac, une mannequin, un clandestin camerounais... Tous ces gens, que tout oppose, se retrouvent réunis dans cette ville et dans ce film. Vous pouvez penser qu'ils ne sont pas exceptionnels mais, pour chacun d'entre eux, leur vie est unique. Vous pouvez croire que leurs problèmes sont insignifiants, mais, pour eux, ce sont les plus importants du monde.


Magnifique film qui regroupe de nombreuses tranches de vie de Parisiens, qui se connaissent ou non.

Ce film regroupe un casting vraiment exceptionnel: Romain Duris, Juliette Binoche, Fabrice Luchini, François Cluzet, Mélanie Laurent, Gilles Lellouche, Albert Dupontel, et bien d'autres...
Personnellement, Juliette Binoche et Fabrice Luchini sont des acteurs que j'aime beaucoup, et Romain Duris est tout simplement bouleversant dans ce film.

Ce film regroupe des fragments de vie qui peuvent sembler sans grand intérêt, mais ce sont justement des fragments de vie quotidienne et chacun pourra s'y retrouver, dans un personnage ou un autre.

Si vous aimez les films avec plusieurs petites histoires imbriquées les unes dans les autres, je vous le conseille.


J'ai été ravie de ma séance DVD, d'autant plus que je l'ai regardé bien emmitouflée sous mon plaid par une journée très pluvieuse. Ce DVD s'accordait parfaitement à l'occasion...
Et ça rejoint mon billet sur les petits plaisirs: il faut savoir profiter de chaque instant tant que l'on est en bonne santé et surtout prendre quelques fois certains risques pour faire avancer sa vie, il faut parfois se lancer !!

samedi, 6 mars 2010

Plaisirs simples...


J'adore ces petites bulles de bonheur qui parsèment le quotidien et nous réchauffent le coeur. Souvent, ce ne sont que des petits riens, mais des petits riens qui prennent de l'importance.


Voici une liste de quelques-uns de mes petits plaisirs.

- Lire un bon livre confortablement installée et ne pas voir le temps passé
- Regarder un bon film bien emmitouflée sur le canapé
- Passer l'après-midi à la plage, à se faire réchauffer par le soleil et à regarder la mer
- Prendre un repas sur la terrasse l'été, et plus particulièrement le petit déjeuner
- Ecouter des musiques que l'on aime et chanter à tue-tête
- Rester plus d'une heure au téléphone avec sa meilleure amie
- Voir des amis, de la famille
- Prendre un bain avec un peu de musique et des bougies partout
- Faire un bon repas au restaurant ou à domicile, du moment que c'est avec des personnes que j'apprécie
- Echanger un sourire, un regard avec un ou une inconnu(e) dans la rue
- Déguster un thé ou un café en surfant sur le net, regardant la télé ou tout simplement en lisant
- Se promener par une belle journée et admirer ce qui m'entoure
- Prendre en photo tout ce qui me plaît
- Me chouchouter: douche, shampooing, me tartiner de crème de partout -> se sentir bien dans sa peau
- Dormir d'un sommeil profond et se réveiller fraîche et reposée
- Cuisiner (surtout les desserts...miam!!)
- Regarder tomber la neige, bien au chaud derrière la fenêtre



Finalement il y a énormément de moments de bonheur (surtout que j'en ai sûrement oublié beaucoup dans ma liste), il faut juste prendre le temps de les apprécier.

Et vous, quelles sont vos petites bulles de plaisir ?

jeudi, 4 mars 2010

Immigration, deuxième étape


Et oui, enfin, j'accède à la seconde étape.

Neuf mois après le début des démarches, l'avocat m'a envoyé son rapport d'évaluation. Il a fait un parallèle entre le cursus américain et le cursus français.
Il en ressort que j'ai globalement le niveau pour passer le diplôme aux US, mais il me manque un stage en obstétrique et peut-être des cours de nutrition.

Pour ce qui est de l'obstétrique, je m'en doutais car j'avais déjà lu des témoignages à ce sujet. En effet, aux Etats-Unis la sage-femme est une infirmière spécialisée, d'où le stage d'obstétrique obligatoire. N'ayant pas eu l'occasion d'en faire un en France, il va donc falloir que je fasse ce stage, mais je n'en connais pas encore les modalités (durée, observation ou pratique, nécessité d'un visa...)

Quant à la nutrition, j'ai effectivement eu les cours mais comme ça n'apparaissait pas dans les cours envoyés à l'avocat, il sait que j'en ai eu mais n'en n'a pas la preuve. Donc à voir s'ils veulent que j'en repasse là aussi.

Voilà, maintenant tout est entre les mains du Florida Board of Nursing, organisme qui gère les infirmières en Floride. Mais ils annoncent d'emblée un délai pouvant aller jusqu'à trois semaines (voire plus) entre le paiement et l'étude de mon cas. Autant dire que ça reporte entre fin mars et mi-avril, en étant optimiste.

Après il ne me restera que deux mois pour faire avancer un maximum les choses, avant de partir fin juin pour trois mois (durée quasi sûre) en Floride.


Moi qui adore tout ce qui est administratif, je suis RAVIE depuis un an.

(Ironique, bien entendu).


mardi, 2 mars 2010

Gran torino


Et oui en ce moment, je parle beaucoup des films que je vois. N'ayant pas la tv, j'emprunte des dvd, je vais au cinéma et j'ai aussi renouveler mon stock de dvd suite à mon expédition à la F**C.

J'avais beaucoup entendu parler de ce film et quand je suis tombée sur le dvd, je l'ai immédiatement acheté.


gran_torino.jpg


Résumé:
Walt Kowalski est un ancien de la guerre de Corée, un homme inflexible, amer et pétri de préjugés surannés. Après des années de travail à la chaîne, il vit replié sur lui-même, occupant ses journées à bricoler, traînasser et siroter des bières. Avant de mourir, sa femme exprima le voeu qu'il aille à confesse, mais Walt n'a rien à avouer, ni personne à qui parler. Hormis sa chienne Daisy, il ne fait confiance qu'à son M-1, toujours propre, toujours prêt à l'usage... Ses anciens voisins ont déménagé ou sont morts depuis longtemps. Son quartier est aujourd'hui peuplé d'immigrants asiatiques qu'il méprise, et Walt ressasse ses haines, innombrables - à l'encontre de ses voisins, des ados Hmong, latinos et afro-américains "qui croient faire la loi", de ses propres enfants, devenus pour lui des étrangers. Walt tue le temps comme il peut, en attendant le grand départ, jusqu'au jour où un ado Hmong du quartier tente de lui voler sa précieuse Ford Gran Torino... Walt tient comme à la prunelle de ses yeux à cette voiture fétiche, aussi belle que le jour où il la vit sortir de la chaîne. Lorsque le jeune et timide Thao tente de la lui voler sous la pression d'un gang, Walt fait face à la bande, et devient malgré lui le héros du quartier. Sue, la soeur aînée de Thao, insiste pour que ce dernier se rachète en travaillant pour Walt. Surmontant ses réticences, ce dernier confie au garçon des "travaux d'intérêt général" au profit du voisinage. C'est le début d'une amitié inattendue, qui changera le cours de leur vie. Grâce à Thao et sa gentille famille, Walt va découvrir le vrai visage de ses voisins et comprendre ce qui le lie à ces exilés, contraints de fuir la violence... comme lui, qui croyait fermer la porte sur ses souvenirs aussi aisément qu'il enfermait au garage sa précieuse Gran Torino...


Ce film est réalisé et produit par Clint Eastwood, lequel tient aussi le rôle de Walt. Clint Eastwood est vraiment un très bon acteur, son interprétation est incroyable.
C'est un film magnifique, malgré peut-être certaines longueurs au début. Personnellement ça ne m'a pas dérangé mais plusieurs personnes m'en ont parlés.
Mais si vous le regardez, accrochez-vous il en vaut vraiment la peine.

Et la Gran Torino qui apparaît comme fil conducteur de l'histoire est aussi une voiture magnifique, bien que je ne m'y connaisse absolument pas. Mais niveau esthétique elle est chouette ;-)


En tout cas, je crois bien que je vais surveillé de près les films réalisés par Clint Eastwood et je devrai aussi me replonger dans les films dans lesquels il a joué car là il m'a vraiment bluffé.

Encore un film que je vous recommande, même si mon avis vaut ce qu'il vaut. ;-)

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